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.: Patrimoine
.: Le Beffroi et l'Hôtel de ville
Classés Monuments Historiques en 1947 et le Beffroi au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco en 2005
L'Hôtel de ville
Après le siège de 1710 et le retour de la ville au Royaume de France en 1713, Louis XIV donna son accord pour
reconstruire un nouvel Hôtel de Ville à la place des anciennes halles échevinales. Les travaux sont confiés à Pierre
Descamps d'après les plans de l’architecte arrageois Héroguel et ils commencent en 1716 pour s'achever en 1721. Ils
furent financés par un impôt sur le tabac et la bière. Depuis, l’édifice n’a subi aucune transformation.
De style classique, la façade présente une certaine symétrie. Elle est rythmée par une série de pilastres en
alternance avec des fenêtres. Les ouvertures sont d’ailleurs plus larges au centre et la fenêtre du milieu est dotée
d’un balcon de proclamation. Deux portes centrales mènent, d’une part, sous la galerie des Hallettes et, d’autre part,
sur un grand escalier monumental. L’ensemble est surmonté d’un fronton encadré des statues de la force et de la
justice, sur lequel les armes de la ville sont illustrées.
A l’intérieur de l’Hôtel de Ville, on peut découvrir :
- la bibliothèque municipale ouverte au rez-de-chaussée de l’aile gauche depuis 1891.
- les Hallettes dont la charpente date de 1716.
- la salle de l’Amitié.
- la salle des mariages avec notamment un tableau représentant les troupes espagnoles devant Aire en 1641.
Le Beffroi
Dès le XIIIe siècle, Aire est dotée d’un Beffroi, symbole de la liberté du pouvoir civil. Mais étant en bois, il devra
être reconstruit à maintes reprises. Le Beffroi actuel, construit entre 1717 et 1724 par Héroguel, est situé derrière
l’hôtel de ville. Les échevins décident de le décaler légèrement par rapport à l’Hôtel de Ville pour le mettre dans l’
axe de la galerie des Hallettes, ce qui lui vaut d’être légèrement désaxé par rapport à l’édifice dans son ensemble.
Les matériaux choisis sont le grès pour le premier niveau et la pierre blanche pour les étages supérieurs, ces derniers
ayant brûlé en 1914.Le premier étage voûté s’appelle la « salle du loup » car l’ancien sceau de la ville était un loup.
Aujourd’hui, c’est un aigle déployé.
Du haut de ses 45 mètres, un carillon à quatre cadrans, disposé en 1724, sonne un air différent tous les quarts
d’heure.
Le Beffroi a subi deux incendies, un premier en 1862 à cause de la foudre et le second en 1914. Les parties incendiées
furent restaurées en 1924)
Classement du Beffroi au Patrimoine Mondial de l’Unesco
Et vous beffrois, si vous nous entendez, portez haut et loin ce message : vous êtes un témoignage de civilisation
que la terre entière doit découvrir.C’est le 15 juillet 2005, de la ville du Cap (Afrique du Sud), que nous est
parvenue la réponse du classement des 23 beffrois du nord de la France, au Patrimoine Mondial de l’Unesco.
Après le classement en 1999 des beffrois de Belgique, c’est donc 22 villes du Nord-Pas de Calais et de la
Somme, qui ont reçu ce label prestigieux, qui leur permet d’être connu et reconnu dans le monde entier. 730 biens sont
classés Patrimoine mondial dans le monde dont 27 en France. Le beffroi d’Aire sur la lys était donc sur la liste de ces
23 beffrois.
Visite du Beffroi
De Mai jusqu’à fin septembre, des visites régulières du beffroi ont lieu tous les samedis à 15h.
Tarifs de la visite : 2 € pour les adultes, 1 € pour les scolaires et les étudiants. Visite interdite aux moins de
12 ans. Réservations à l'Office de tourisme.
Prenez de la hauteur et découvrez la région d'Aire sur la Lys
.: La Collégiale Saint Pierre
Classés Monument Historique en 1862
La Collégiale Saint Pierre est l'un des monuments les plus importants de style flamboyant et de la Renaissance
dans les Pays-Bas méridionaux. Elle mesure 105 mètres de long pour 40 mètres de large et la tour culmine à 65 mètres.
L’église actuelle remplace un édifice roman consacré en 1166 par l’évêque de Thérouanne, Milon Ier, mais il tomba en
ruines à la fin du XVe siècle, faute d’entretien suffisant. Seules quelques pierres furent réutilisées et les bases des
piliers de l’abside sont toujours visibles sous les dalles de verre dans le chœur.
Au XIème siècle, Baudouin V, comte de Flandre, fonda à Aire un chapitre de 14 chanoines et une première église
romane fut construite. Elle sera consacrée par Millon, évêque de Thérouanne en 1166. C'est en 1492 que les chanoines
firent édifier la Collégiale actuelle sur l'emplacement de l'ancienne église désormais trop petite et trop vétuste. La
nouvelle collégiale fut donc construite entre 1492 et 1569 sous la direction des architectes Jehan d’Aire et Jehan de
Brimeu. Les matériaux utilisés sont la pierre, le grès et la brique.
L’église fut pendant trois siècles occupée par les chanoines du chapitre de saint Pierre (fondé en 1059 par le
comte de Flandres Baudouin V) avant de devenir une église paroissiale en 1802. Mais les sièges que subit la ville
d'Aire en 1641, 1676, et 1710 endommagèrent la Collégiale. Celui de 1710 fut particulièrement dévastateur.
Les canons du Prince Eugène de Savoie et du Duc de Marlborough bombardèrent l'église et les voûtes de la nef
s'effondrèrent. La tour fragilisée par les tirs d'artillerie s'écroula en 1711.

Le plan d'ensemble, compact, présente une nef, deux bas-côtés et deux séries de chapelles latérales. Le transept n'est
pas saillant. Le chœur vaste est entouré de cinq chapelles rayonnantes. Les travaux de reconstruction et de
restauration entrainèrent des modifications stylistiques et architecturales.
Les fenêtres hautes du deuxième étage de la nef sont tout à fait dans le style "jésuite" du XVIIIème siècle alors que celles du premier étage sont ogivales. Le dessin des travées a donc été modifié dans la partie supérieure. Il faut remarquer l'élégance et la finesse des sculptures des faux triforiums.
Dans la sacristie, on peut découvrir la fresque de Saint Jacques datée de 1594. Elle relate l'histoire de la relique et les miracles du saint.
Dans la nuit du 8 août 1944, la Collégiale fut bombardée, le chœur totalement détruit ainsi que tout le mobilier des chapelles rayonnantes. Pendant la reconstruction, la chapelle Saint Jacques fit office d'église paroissiale.
Les trésors de la Collégiale Saint Pierre
- Le buffet d'orgue de 1633 provenant de l'abbaye de Clairmarais
- La statue de Notre Dame Panetière de 1510, (protectrice de la cité), à la croisée du transept.
- La statue d'une vierge à l'enfant de facture flamande dans la chapelle du Saint Sacrement.
- La chaire et le jubé de style "troubadour" ou néo-gothique
- Les peintures murales de la nef, de l'époque de Monseigneur Scott, curé de la collégiale au XIXème siècle.
.: Le Bailliage
Classés Monument Historique en 1886
L’édifice a été construit en 1600 par l’architecte airois, Pierre Framery, grâce à un impôt sur le vin et la
bière. D’abord établi pour servir de corps de garde à la milice bourgeoise, à la demande du magistrat de la ville, on
l’appelle également « Bailliage » parce qu’il a abrité le siège du tribunal du grand Bailli d’Aire de 1634 à 1789.
L’architecte Pierre Framery s’est inspiré d’un bâtiment faisant partie de l’hôtel de ville d’Amsterdam. Le
bailliage a la forme d’un quadrilatère irrégulier faisant 125 m² de superficie
Après la Révolution, le rez-de-chaussée fut affecté à la garde nationale et le premier étage à la justice de
paix. En 1870, le Bailliage est le siège de l’octroi, puis du commissariat de police.
Le Bailliage est de structure médiévale. Mais on observe également un décor renaissant grâce à l’attique, frise
sculptée parcourant le sommet de l’édifice, qui présente :
- les 4 vertus cardinales (Prudence, Justice, Force et Tempérance) côté Place
- les 3 vertus théologales (Foi Espérance et Charité) côté rue du Bourg
- les 4 éléments (le feu, l’eau, l’air et la terre) côté rue d’Arras.
Sur la frise figurent également les insignes de la maison de Bourgogne, les attributs de la Toison d’Or ou encore des
briquets disposés en croix de saint André.
Quant au dernier côté du quadrilatère, on distingue juste la représentation d’un homme allongé et un heaume surmonté
d’un coq. Serait-ce Pierre Framery, l’architecte? Côté Grand Place et rue du Bourg, huit colonnes monolithes –taillées
dans un seul bloc de pierre- supportent les arcades en anse de panier.
Côté Grand’ Place, on observe un petit balcon appelé «bretèche». L’intérieur est composé d’une cave voûtée, d’un
premier étage pavé de briques où se situe une belle cheminée surmontée des armes d’Artois et enfin, un escalier de bois
dont la rampe est d’origine mène au second étage charpenté qui abrite également une cheminée décorée de carreaux de
faïence de fabrication airoise du XVIII° siècle. Le tout fait 125 m².
Chaque premier dimanche de septembre, le maire et ses adjoints procèdent, du haut de la bretèche, au jet de
l’andouille, l’une des spécialités airoises.
Le Bailliage abrite dorénavant l'Office de tourisme et l'étage accueille régulièrement des expositions.
.: La chapelle Saint Jacques
Classés Monument Historique en 1942
La chapelle Saint-Jacques, longue de 58 mètres pour 15 mètres de large et 33m de haut, est l’un des monuments les plus
caractéristiques du style baroque des Pays-Bas Méridionaux. Elle est construite dès 1682 par un architecte de la
Province flandro-belge, le frère Jean Beegrand. Elle fut construite grâce entre autres aux financements de Marie et de
Thérèse de Caverel et de François de Montmorecy, vicomte d’Aire.
Les matériaux utilisés pour la construction sont le grès pour le soubassement, la brique au niveau supérieur et
la pierre blanche en façade. Achevée en 1688, la chapelle fut dédiée à Saint Jacques le Mineur et à Saint Ignace de
Loyola. Cette chapelle appartient à l’ancien Collège des Jésuites qui fut en activité entre 1615 et 1762.
Dans l’abside, quatre statues de style baroque sont logées dans des niches :
-Saint-Jacques le Majeur (coquillages sur la cape et bourdon au bout de son bâton de pèlerin)
-Saint Ignace de Loyola, fondateur de la compagnie de Jésus
-Saint-Jean (aigle et papyrus)
-Saint-Pierre (clef du Paradis).
La façade, haute de trente-trois mètres, s’élève sur trois niveaux. Au second étage, on aperçoit deux
cartouches sur lesquels on lit « Anno 1688 » et « Réparée en 1837 » et deux écussons aux armes de la famille de
Caverel. Enfin, le troisième niveau offre un fronton triangulaire relié aux parties inférieures par des consoles
renversées.
La Chapelle, nef unique sans colonnes, a connu de nombreuses affectations après le départ des Jésuites :
magasin d’artillerie, magasin à fourrage mais a finalement échappé à une destruction certaine sous l’influence des
habitants regroupés en comité de sauvegarde en 1975.
A découvrir :
- la Gloire de l’architecte Magnard, (1858) en bois polychrome qui orne l’abside.
- Quatorze panneaux en bois sculptés et dorés du XVIII° appelés trophées.
- L’autel, les stalles, les lustres et la chaire installés en 1853.
- Les vitraux contemporains de M. Mauret.
Le saviez-vous ?
- Une crypte abrite des sépultures des Pères Jésuites.
-La chapelle possède les mêmes dimensions que la chapelle Sixtine à Rome.
-Les portraits de Marie et de Jean de Caverel se situent dans la Salle des Mariages de l’Hôtel de Ville.
-On trouve d’autres chapelles des Jésuites dans la régions Nord-Pas-de-Calais (Cambrai, Cassel et Saint-Omer entre
autres).
.: L'Eglise de Saint Quentin
Remaniée et agrandie au XVIème siècle, l'église du hameau de Saint Quentin les Aire reçoit l'empreinte des conceptions
flamboyantes : le bâtiment se couvre d'une voûte en étoile, le dessin des ouvertures devient plus complexe. Sous la
corniche extérieure, se déploient des motifs sculptés d'inspiration païenne mêlés à d'autres, pittoresques et souvent
croustillants, tirés de fables ou de contes populaires.
.: La chapelle Beaudelle
Classée à l'inventaire des monuments en 2002
La chapelle Beaudelle, située place du Rivage, et appartenant à ville d'Aire sur la Lys, date de 1869. Elle est
caractéristique des constructions de cette époque de style néogothique, fortement influencée par les travaux de
l'architecte Viollet le Duc. Jean Baptiste Beaudelle était le propriétaire du couvent des Conceptionnistes, célibataire
et marchand de tourbe. Il décède à Wandonne en 1858.
Le clocher dont la toiture a été refaite récemment est encadré par deux frontons, eux mêmes supportés par huit
colonettes réalisées en fût éternit. La façade d'entrée est réalisée en pierres blanches. Sur les façades latérales
Nord et Sud ainsi qu'à l'arrière du choeur, en façade Est, on peut observer les corniches et sous-corniches en pierre
moulurées qui sont malheureusement pour l'instant en mauvais état. Les façades sont réalisées en briques. Les
entourages de baies sont en pierre blanche, les têtes de contreforts en pierres recouvertes sauf exception d'une
couvertine en zinc. La toiture, elle, est composée d'ardoises.
L'intérieur du bâtiment a été transformé il y a 25 ans environ pour y installer une salle de réunion. Un faux
plafond a donc été mis en place sur une ossature métallique traversant le bâtiment de part en part. Des cloisons de
distribution ont également été construites. Le bâtiment présentant de réels dangers fait actuellement l'objet d'une
mesure de fermeture.
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